Publication scientifique


Des nanoparticules métalliques chirales grâce à leur surface

Des chimistes du Laboratoire de Chimie de Lyon, en collaboration avec une équipe de l’université de Bologne, ont montré que, pour des nanoparticules, la chiralité pouvait venir directement de la forme de leur surface.

La chiralité est une propriété essentielle dans la vie de tous les jours : deux molécules de formules chimiques identiques mais qui ne changent que par leur forme dans l'espace peuvent être radicalement différentes. Ainsi, le limonène peut avoir l'odeur d'orange ou de pin en fonction de sa chiralité. Alors que ce phénomène est connu depuis longtemps pour les molécules et les solides, pour des objets à l’échelle mésoscopique comme des nanoparticules, l'origine de la chiralité est beaucoup plus floue.

En général, des petites molécules organiques chirales sont utilisées pour induire la chiralité de plus gros objets comme les nanoparticules.  Pour une certaine classe de nanoparticules métalliques, la chiralité semblait être due soit à ces petites molécules attachées sur la surface, soit à leur piégeage à l'intérieur des nanoparticules.  Des chimistes du Laboratoire de chimie (CNRS/ENS Lyon/Université Claude Bernard Lyon), en collaboration avec une équipe de l’Université de Bologne en Italie, ont pu montrer que la chiralité des nanoparticules pouvait aussi provenir de la forme de leur surface. Leur étude, expérimentale et théorique, ouvre ainsi la voie vers la conception de nouveaux matériaux à propriétés chiroplasmoniques. Ces travaux font l’objet d’une publication dans la revue ACS Nano.

[Brève CNRS INC]
Publié le 16 février 2022